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Théâtre de la Reine Clotilde - 77 Rue de Grenelle 75007 Paris

FESTIVAL LABORATOIRE ÉVASIONS

DEPUIS...LES PENGOUINS VOLENT

La compagnie Samolœt

Une histoire inventée par ANNA IVANOVA-BRACHINSKAYA et SACHA POLIAKOVA

Mise en scène  ANNA IVANOVA-BRACHINSKAYA

Manipulation SACHA POLIAKOVA

À propos

SYNOPSIS

 

Tout le monde pense que les pingouins ne savent pas voler. Ce n’est pas vrai. Les pingouins volent très bien mais seulement s’il faut sauver quelqu’un – par exemple, un petit souriceau tombé d’une mont- golfière. Deux personnages, deux caractères : l’un reste toujours à la maison, avec sa peur de sortir, l’autre voyage tout le temps, cherche les aventures, et finalement se retrouve en danger. C’est une his- toire d’amitié et de courage, qui prouve que nous savons tous voler, même si nous sommes convaincus du contraire. Nous avons juste besoin de vaincre notre peur. La peur vaincue, la vie devient un long fleuve rempli d’aventures.

SUR LE SPECTACLE

Quelques mots concernant les techniques utilisées pour faire jouer les marionnettes.

Différent modes de manipulation existent : par le haut, par le bas ; directement par le marionnettiste bien à distance. Marionnettes à doigts, à tringles, à fils ; théâtre d’ombres ; marionnettes de table. Plu- sieurs questions se posent : le marionnettiste est-il caché ou bien joue-t-il à découvert ? Ici, dans le spec- tacle Depuis..., le manipulateur est présent sur scène, au vu du public, tandis que les marionnettes ont la même place que des acteurs sur une scène de théâtre : ils se présentent comme des êtres vivants, en chair et en os.

 

Quelques mots sur l’expérience du spectacle.

Les marionnettes ne parlent pas, ou disons qu’elles parlent sans les mots, elles s’expriment. De ce fait, c’est un langage qui touche autant les adultes que les enfants. Les marionnettes permettent de trans- mettre les émotions avec une subtile palette de sentiments, grâce à une chorégraphie finement conçue et interprétée. La musique joue un rôle prépondérant, en ce qu’elle porte littéralement la narration et les émotions. Les spectateurs, et en particulier les enfants, vivent une expérience singulière face à ce specta- cle sans paroles ; chacun s’approprie le récit et le restitue de façon tout aussi singulière.

Ce qu’en disent les auteurs

Notre pengouin a d'un coup tout oublier au point de s'oublier lui même, d'oublier sa myopie, sa balourdise, sa longue insomnie exténuante. Il a oublié qu’il n’était jamais sorti des murs de sa petite cham- bre et qu’il n’avait jamais parlé à personne de toute sa vie. Il a oublié que beaucoup de gens croyaient son nom dérivé au latin pinguis, c’est-à-dire « gros » ; qu’il appartenait à l’espèce des oiseaux non vo- lants, souffrant du syndrome du pingouin, cette façon de tergiverser longtemps et bêtement au seuil du danger.

Il n’a pas compris comment il s’était retrouvé sur le toit ni comment, avec sa manière de se dandiner, il s’était élancé sur ses courtes pattes pour finir sa course à l’extrême bord. D’instinct, il a pris appui sur la corniche et s’est jeté dans le vide sans se retourner. D’abord, il a eu l’impression de trébucher plusieurs fois en l’air, puis de se heurter à quelque chose, à cause de quoi il a fait quelques pirouettes maladroites. Ensuite, suffoquant, il a cru s’enfoncer quelque part.

Il ne sentait plus son propre poids. Il avait l'impression de nager en eau profonde, comme dans son enfance, tout en éprouvant calme et bien-être. Puis, prenant de l’assurance, il a commencé à respirer à pleins poumons, à mouliner des ailes comme si elles étaient des palmes, et il a plongé comme un dau- phin. Il a retrouvé la maîtrise de lui, s’est mis à tout voir. Il a repris conscience.

Il s’est rappelé que le pingouin était le seul oiseau qui marchait droit ; qu’il était par nature follement cu- rieux et intrépide ; et qu’il n’avait même pas peur de l’homme parce qu’il le prenait pour son semblable.

Il a plané en virtuose jusqu’à une boule figée sur les marches de la maison, l’a enveloppée contre lui et, dans cette étreinte, a senti sa chaleur. Puis, prenant son envol avec assurance, il est rentré dans sa cham- bre. Pour la première fois, il n’y était plus seul.

Auteur

Anna Ivanova-Brashinskaya

Détentrice d'un doctorat, directrice de théâtre de marionnettes, professeur et chercheur. Diplômée du Département d’études théâtrales de l’Académie des arts du théâtre de Saint-Pétersbourg, où elle est tou- jours actuellement maître de conférence, au Département marionnettes. Depuis 2001, elle travaille à la programmation des spectacles de marionnettes à l’Académie des arts de Turku, en Finlande. Metteur en scène depuis 2009, elle a créé un grand nombre de spectacles de marionnettes et de théâtre visuel en Pologne, France, Lithuanie, Estonie, Finlande et Russie. https://annaivanovapuppetry.wordpress.com/

Sacha Poliakova

Née à Saint-Pétersbourg. Diplômée de l’École des arts décoratifs de Paris en section illustration. Au- teur-illustrateur d’une vingtaine de livres, marionnettiste et scénographe. Spectacles réalisés en Russie et en Estonie. Depuis... les pingouins volent est son premier spectacle en France.

Roman Dymny

Diplômé de l’École nationale supérieure Louis Lumière en 1999, il est ingénieur du son et concepteur sonore. Il travaille essentiellement pour le cinéma. Il a collaboré avec Naomi Kawase (Still the water, An), Vimukthi Jayasundara (Chatrak, Ahasin Wetei), Sébastien Betbeder (2 automnes 3 hivers), Jean-Pierre Duret et Andréa Santana (Se battre, Puisque nous sommes nés) ou Namir Abdel-Messeeh (La Vierge, les coptes et moi). En 2015, il a obtenu le César du meilleur son pour le montage son du film Timbuktu réalisé par Abderrahmane Sissako.

David Georgelin

Formé au technique du son à l'École national supérieur Louis Lumière, il devient ingénieur du son en studio d’enregistrement. Depuis 2002, il compose des musiques pour le théâtre et pour des films documentaires. Sur scène, il est au piano et chante les chansons qu’il a composées.

L'ÉQUIPE

Une histoire inventée par Anna Ivanova-Brachinskaya, Sacha Poliakova

Scénographie, conception et réalisation des objets et des marionnettes  Sacha Poliakova

Musique Roman Dymny, David Georgelin
 

Manipulation Sacha Poliakova  

AUTOUR  DU  SPECTACLE

Pour préparer le spectacle

 

Avant le spectacle, pour découvrir l’univers de Sacha Poliakova, on peut parcourir ses livres illustrés : Quand j’étais loup (2003), A l’ombre du tilleul (2005), L’Âme du cheval (2005), Quand Toutou se cara- pate (2006), La Petite Clé d’or ou les Aventures de Bouratino (2007), Un million de poissons rouges (2008), L’Ogre de Moscovie (2008)...

On peut aussi se documenter sur le pingouin !
L’étymologie du mot « pingouin » est incertaine. Le mot est peut-être emprunté au néerlandais, au XVIe siècle. Une autre théorie le dit issu du latin pinguis, qui signifie « graisse », un qualificatif soulignant l’as- pect dodu de l’animal. Par extension, le mot prend le sens de « lent, lourd, stupide, malhabile », ce qui conviendrait bien pour nommer notre oiseau, pataud, à la démarche pesante et embarrassée.

Les pingouins sont des oiseaux marins uniques en leur genre, appartenant à la famille des Alcidés. Parmi eux, on distingue deux espèces : le Petit Pingouin, qui sait voler, et le Grand Pingouin (une espèce dis- parue à la moitié du XIXe siècle), qui n’y parvient pas. Tous savent parfaitement plonger et nager. Ils cherchent leur nourriture dans les eaux maritimes et océaniques froides. On peut rencontrer le Petit Pin- gouin de l’Arctique jusqu’en Méditerranée occidentale en passant, par exemple, par la Bretagne.

Une citation de Dee Boersma, dans « Pay attention to penguins » :
“Penguins are real athletes: They can swim 173 kilometers in a day. They can swim at the same speed day and night — that’s faster than any Olympic swimmer. They can do like seven kilometers an hour and sustain it. But what is really amazing, Emperor penguins can go down more than 500 meters and they can hold their breath for 23 minutes. Magellanic penguins can dive to about 90 meters and they can stay down for about 4.6 minutes. Humans, without fins: 90 meters, 3.5 minutes. So penguins are amaz- ing athletes.
The other thing is, I’ve never met anybody that really doesn’t say that they like penguins. They’re comi- cal, they walk upright, and, of course, they’re diligent. And, more importantly, they’re well-dressed. So they have all the criteria that people normally like. But scientifically, they’re amazing because they’re sen- tinels. They tell us about our world in a lot of different ways. ”

Trois vidéos humoristiques à consulter :

https://www.youtube.com/watch?v=CunzKaNRVls

https://www.youtube.com/watch?v=ckOdT2czY6Q

https://www.youtube.com/watch?v=9dfWzp7rYR4

Dans le spectacle, le pingouin est compris comme une métaphore... Qui a dit au pingouin qu’il ne pou- vait pas voler ? Certes, dans le processus de son évolution, le Grand Pingouin a perdu la capacité de voler... Et nous, si nous avions la capacité de devenir peintres, poètes, chanteurs ?... Ces talents nous sont cachés, voire inconnus, mais il ne tient qu’à nous de les découvrir, et qu’ils nous soient révélés.