L'OTAGE

PAUL CLAUDEL

Mise en scène EMILE AZZI

Assisté de JOHN SUNSHINE

Scénographie LONG HA

À propos

"C'est vous, c'est nous.

Nous vous servions et vous ne serviez plus à rien."

Les anciens propriétaires ont été guillotinés, leurs biens pillés et confisqués. L’ancien ordre a été aboli. L’ordre nouveau s’établit sur la base de nouvelles lois. La France est en guerre, Napoléon est en Russie. Après avoir conquis l’Europe il veut soustraire le Pape de Rome et le soumettre à sa seule volonté. Dans le domaine de Coûfontaine, Sygne dont les parents ont été guillotinés pendant la Terreur résiste et tente de sauver ce qu’elle peut du patrimoine familial et de l’abbaye ancestrale. Arrive Georges, son cousin dont elle est amoureuse, seul survivant. Il vient d’enlever le Pape des griffes de Napoléon et l’amène dans le plus grand secret à Coûfontaine. Le Pape devient l’otage de Georges. Turelure, ancien serviteur de la famille, sans-culotte pendant la Révolution responsable de la mort des parents de Sygne, devenu préfet de l’Empire a eu vent de l’enlèvement et de la présence de Georges et du Pape cachés dans la demeure. Il est amoureux de Sygne et la soumet à un effroyable chantage : celui de sauver le Pape et Georges en l’épousant. Le curé Badilon conscient de l’horreur du sacrifice pousse Sygne à accepter.

 

"La France est aujourd’hui confrontée comme jamais à un choix, à un équilibre, soit elle réussira, soit elle disparaîtra définitivement, ne laissant à la surface que sa forme, devenant autre chose que ce qu'elle est." 

Auteur

PAUL LOUIS CHARLES CLAUDEL est un dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l’Aisne et mort le 23 février 1955 à Paris. Il fut membre de l’Académie française. Fils de Louis-Prosper Claudel et de Louise Athénaïse Cerveaux. Frère cadet de Louise Claudel et de la sculptrice Camille Claudel, il grandit à Villeneuve-sur-Fère. De 1882 à 1892, il vit à Paris avec sa mère et ses sœurs. Il fait ses études au lycée Louis-le-Grand où il obtient son baccalauréat de philosophie en 1885 et s’inscrit à l’École libre des sciences politiques pour y préparer une licence de droit. Claudel, selon ses dires, baignait, comme tous les jeunes gens de son âge, dans « le bagne matérialiste » du scientisme de l’époque. Il se convertit au catholicisme, religion de son enfance, en assistant en curieux aux vêpres à Notre-Dame de Paris le 25 décembre 1886, jour de Noël. À la même époque, il découvre les Illuminations, le recueil de poèmes d’Arthur Rimbaud, dont la lecture sera pour lui déterminante. L’influence de celui qu’il appelait le « mystique à l’état sauvage » est manifeste, notamment, dans Tête d’orPassé une velléité d’entrer dans les ordres, il entre dans la carrière diplomatique en 1893. Tout d’abord premier vice-consul à New York puis à Boston, il est nommé consul à Shanghai en 1895. À l’âge de 32 ans, en 1900, il veut mettre fin à sa carrière diplomatique pour devenir moine bénédictin et postule à l’abbaye Saint-Martin de Ligugé. Les supérieurs du monastère ne l’admettront pas comme moine mais, en 1905, il deviendra oblat de cette même abbaye. De retour en Chine, il y poursuit sa carrière diplomatique et, après avoir été consul à Shanghai (1895), il devient vice-consul à Fou-Tcheou (Fuzhou, 1900) puis consul à Tient sin (Tianjin, 1906-09). Il est ensuite consul à Prague (1909) Francfort (1911) et Hambourg (1913) avant d’être nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro (1916), et à Copenhague (1920). Il est ambassadeur à Tokyo (1922), à Washington (1928) puis à Bruxelles (1933), où se termine sa carrière diplomatique en 1936. Claudel s’installe alors définitivement dans le château de Brangues en Isère, qu’il avait acquis en 1927 pour y passer ses étés. Le travail littéraire, mené jusqu’alors parallèlement à sa carrière diplomatique, occupe désormais la plus grande part de son existence. Parmi ses principales œuvres dramatiques nous pouvons citer Le Soulier de Satin, Partage de midi, L’Echange, L’Annonce faite à Marie, Tête d’Or, Le Pain dur et L’Otage.

L'ÉQUIPE

Avec 

Delphine André : Sygne

Emile Azzi : Georges de Coûfontaine 

Tony Le Barq : Badilon 

Philippe Michel : Le Pape, Le Roi de France 

Benoit Repellin, Matthieu Rocher : Turelure

Mise en scène Emile Azzi

Assisté de John Sunshine

Scénographie Long Ha

 

Costumes Valérie Robine

AUTOUR  DU  SPECTACLE

"La France n’est pas ma France ni ta France, ni la sienne. Tu es Français et tu aimes la France ? Alors il faut l’aimer non seulement quand tout va bien mais aussi quand tout va mal, avec ses défauts et pas seulement avec ses qualités. Il ne suffit pas de naître là pour être Français, il ne suffit pas seulement d’accoucher pour être une mère. La véritable mère est celle qui t’élève, celle qui te nourrit. Être Français et aimer la France c’est l’accepter comme elle est, lui pardonner, la protéger. Ce n’est pas prendre ce qui te plaît en elle et rejeter le reste, ce n’est pas choisir ce qui t’arrange, mais..."                                                

                                                                                  Emile Azzi

"J’ai vu cet été dans le Off d’Avignon Partage de midi de Paul Claudel, dans la mise en scène d’Emile Azzi. J’ai été simplement fasciné par Claudel dans cette interprétation.

La langue devient claire, presque simple, très accessible. En premier lieu parce que la diction des acteurs, leur ferveur à dire Claudel sont remarquables. Le spectacle modeste par ses moyens, est éblouissant de beauté et de sens. Emile Azzi, acteur et metteur en scène et sa troupe imposent Claudel avec une puissance envoûtante." 

 

Pierre-François Heuclin, Directeur de la Production de l'Opéra National de Paris

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