PARTAGE DE MIDI

PAUL CLAUDEL

Mise en scène et Scénographie EMILE AZZI

À propos

"Si une chose vous manque, c'est qu'elle existe"

 

C’est bel et bien le cœur de tous les enjeux, la tragédie humaine dans toute sa splendeur. Faut-il la chercher ? Faut-il sacrifier notre vie pour la trouver ? Faut-il vivre sans ou mourir pour elle ?

Une mer les sépare, un océan va les réunir. Le Partage de midi nous entraîne au cœur d'une traversée, d'un huis clos, d'un aller sans retour c'est "l'impossibilité de l'arrêt en aucun lieu". Sous un océan calme et paisible se cache un abysse de sentiments. Un abyme où se déchaînent les passions. Le Partage crache et déverse dans une embuscade volcanique le flux et le reflux d'une poésie au plus près des élans de l'âme. Un maelstrom de désirs, un tourbillon dévastateur sans moral ni jugement où le péché est porté à son paroxysme. L'auteur se dévoile au travers de sa propre histoire et touche à l'universel. Ici les limites n'existent plus et chacun de nous se retrouve à travers chaque personnage.

 

Ysé, Mesa, Amalric et De Ciz cherchent à se réaliser. Ils cherchent leur moitié. Sans place, ni lieu, ils vaguent à la quête d'un ailleurs qu'ils n'ont pas trouvé. Ils sont exilés du monde et vont passer la ligne du sans retour. Quête, désir, possession, déchirement, vocation, adultère, trahison. Le Partage de midi est un feu dévastateur. La passion amoureuse entre Ysé et Mesa donne à l'œuvre toute sa dimension ineffable. Seul le don de soi, et l'abandon permettent le salut, mais à quel prix ?

Ysé, De Ciz son mari, Amalric son ancien amant et Mesa rejeté par Dieu, se retrouvent sur le même bateau au milieu de l’Océan Indien en partance pour la Chine. Ysé n’est pas heureuse avec son mari, Amalric, ancien amant d’Ysé, est toujours célibataire. Il n’a jamais pu se reconstruire après sa rupture avec Ysé. Mesa voulait être prêtre mais Dieu n’a pas voulu de lui. Ils sont à la recherche d’un avenir meilleur, d’une place qu’ils n’ont pas trouvée. Mesa les entraîne avec lui dans un projet politique et commercial dans un pays en pleine insurrection et guerre civile. Pendant cette traversée où la nature va agir sur les personnages, les sentiments enfouis vont ressurgir. Mesa et Ysé vont voir naître un amour passionnel, Amalric veut reprendre Ysé et De Ciz sa liberté... 

Auteur

PAUL LOUIS CHARLES CLAUDEL est un dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l’Aisne et mort le 23 février 1955 à Paris. Il fut membre de l’Académie française. Fils de Louis-Prosper Claudel et de Louise Athénaïse Cerveaux. Frère cadet de Louise Claudel et de la sculptrice Camille Claudel, il grandit à Villeneuve-sur-Fère. De 1882 à 1892, il vit à Paris avec sa mère et ses sœurs. Il fait ses études au lycée Louis-le-Grand où il obtient son baccalauréat de philosophie en 1885 et s’inscrit à l’École libre des sciences politiques pour y préparer une licence de droit. Claudel, selon ses dires, baignait, comme tous les jeunes gens de son âge, dans « le bagne matérialiste » du scientisme de l’époque. Il se convertit au catholicisme, religion de son enfance, en assistant en curieux aux vêpres à Notre-Dame de Paris le 25 décembre 1886, jour de Noël. À la même époque, il découvre les Illuminations, le recueil de poèmes d’Arthur Rimbaud, dont la lecture sera pour lui déterminante. L’influence de celui qu’il appelait le « mystique à l’état sauvage » est manifeste, notamment, dans Tête d’or. Passé une velléité d’entrer dans les ordres, il entre dans la carrière diplomatique en 1893. Tout d’abord premier vice-consul à New York puis à Boston, il est nommé consul à Shanghai en 1895. À l’âge de 32 ans, en 1900, il veut mettre fin à sa carrière diplomatique pour devenir moine bénédictin et postule à l’abbaye Saint-Martin de Ligugé. Les supérieurs du monastère ne l’admettront pas comme moine mais, en 1905, il deviendra oblat de cette même abbaye. De retour en Chine, il y poursuit sa carrière diplomatique et, après avoir été consul à Shanghai (1895), il devient vice-consul à Fou-Tcheou (Fuzhou, 1900) puis consul à Tient sin (Tianjin, 1906-09). Il est ensuite consul à Prague (1909) Francfort (1911) et Hambourg (1913) avant d’être nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro (1916), et à Copenhague (1920). Il est ambassadeur à Tokyo (1922), à Washington (1928) puis à Bruxelles (1933), où se termine sa carrière diplomatique en 1936. Claudel s’installe alors définitivement dans le château de Brangues en Isère, qu’il avait acquis en 1927 pour y passer ses étés. Le travail littéraire, mené jusqu’alors parallèlement à sa carrière diplomatique, occupe désormais la plus grande part de son existence. Parmi ses principales œuvres dramatiques nous pouvons citer Le Soulier de Satin, Partage de midi, L’Echange, L’Annonce faite à Marie, Tête d’Or, Le Pain dur et L’Otage.

L'ÉQUIPE

Avec

Emile Azzi : Mesa

Yannis Baraban : Amalric

Valentine Galey : Ysé

Philippe Michel : De Ciz

Costumes  Mélanie Baillat, Stessy Donatien, Eva Germain, Chloé Harlet, Elouan Peresse, Sarah Nsuanga, Grace Obela

AUTOUR  DU  SPECTACLE

"Nous sommes à « l’instant des révélations. Chacun est determiné à agir et à prendre ce à quoi il aspire. La parole est lâchée, libérée, elle est crue, directe toutes les barrières des non dits s’éffrondrent provoquant l’exaltations des désirs et des passions. J’ai voulu offrir cette parole dans toute sa pureté, à nu, extraire pour mieux faire ressortir le fond. La rencontre avec l’autre est l’unique chemin au moi véritable. Les acteurs de ce drame se cherchent et cherchent un sens à leur existence. Le même sujet est ici désiré : Ysé. L’échec les réunit. L’expérience de l’exil est au centre de ce Partage. Nous sommes au cœur d’une traversée. L’œuvre est une quête existentielle et spirituelle."

                                                                                                                 Emile Azzi

"J’ai vu cet été dans le Off d’Avignon Partage de midi de Paul Claudel, dans la mise en scène d’Emile Azzi. J’ai été simplement fasciné par Claudel dans cette interprétation.

La langue devient claire, presque simple, très accessible. En premier lieu parce que la diction des acteurs, leur ferveur à dire Claudel sont remarquables. Le spectacle modeste par ses moyens, est éblouissant de beauté et de sens. Emile Azzi, acteur et metteur en scène et sa troupe imposent Claudel avec une puissance envoûtante." 

Pierre-François Heuclin, Directeur de la Production de l'Opéra National de Paris

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